La triste demoiselle.

Lève le grand rideau.

Et montre ses prunelles.

A vous, qui la regardez de haut.




# Posté le dimanche 07 décembre 2008 15:16

Modifié le vendredi 24 avril 2009 08:03



Je me nomme Audrey.
J'ai 16 ans et toutes mes dents appareillées.
Je suis lunatique meme si je fais souvent la gueule.
Quand je décide quelque chose je ne fais jamais marche arrière,que ce soit pour des décisions banales ou au niveau de mes amis.
Sans me vanter, je suis plutot inteligente .. comme tout adolescent.
Je suis réaliste .. ce qui me rend souvent morose.
J'aime toutes les sortes de musiques mais j'ai une petite préférence pour le rock.
J'aime le piano.. l'instrument en lui même et le son qu'il produit mais je n'en joue pas.
Je suis une fan pur et dure du groupe Indochine.
Physiquement, .. .. ma photo est au-dessus. =P
Je suis célibataire .. et libre comme l'air =)
Si vous voulez mon adresse, demandez le moi =D
Je vous souhaite une bonne visite sur mon blog.
Bye Bye People .. *

# Posté le dimanche 09 août 2009 09:37

L'étrange gant sanglant.



Dans une rue des plus banales. Une boutique s'animait. Le vas et vient des futurs écrivains comblait le calme qui y régnait autrefois. A la fermeture, quand le silence revint, une sonnerie de téléphone retentit. Cela venait du comptoir. Je posai ma main sur le coupable de ce bruit et décrochai. Ma voix imprégna la pièce.
- Papeterie Delacre, j'écoute.
Le silence me répondit. Non. Si on écoutait bien on pouvait entendre un souffle rauque de l'autre côté de l'appareil. Le cliquetis du carillon me fit lever la tête. Intriguée, je raccrochai et m'avançai vers la porte pour l'ouvrir. Je sentis mon pied cogné quelque chose. Je baissai mon regard pour trouver une petite boîte ornée d'un ruban rouge. Je la ramassai et la fixai d'incompréhension. Et cela pendant un long moment. Un léger vent me tira de ma torpeur et je décidai de rentrer chez moi.

Arriver à mon domicile, je m'enfermai dans ma chambre avec l'idée de découvrir l'intérieur du paquet. Je l'ouvris. Pour me retrouvé la bouche ouverte de stupéfaction et d'admiration. Un gant avait été soigneusement plié dans la petite boîte. Il était magnifique. Aucun mot n'aurai suffi pour décrire la beauté de ce dernier. Je le dépliai et, après un temps d'hésitation, l'essayai. En l'espace d'un instant, j'oubliai tous ce qui s'était passé la journée pour me focaliser sur la merveille que je portais. C'est en me regardant que je me souvins de la grande soirée que mon oncle avait organisée pour le lendemain. Avec cela, j'allais émerveiller tout le monde. C'est sur cette pensée que je m'endormi. Le gant toujours à ma main gauche.

Le lendemain soir, je me préparai et hélai un taxi pour me rendre à l'endroit ou était programmé l'évènement. A peine fus-je entré que le silence se fit pour être ensuite coupé par un jeune homme qui m'annonça.
- Mademoiselle Sophia Delacre.
Je lui souris pour le remercier et partis saluer les personnes déjà présentes.
- Bonsoir jeune demoiselle. Je me présente, je me nomme Elisa Dutilleuil.
Cette vois me surpris. Je tournai ma tête vers la gauche, pour apercevoir une dame qui, à première vue, devait avoir au moins la soixantaine.
- Mais appelle-moi Lady Elisa.
Face à cette déclaration je pus remarquer que cette femme était aussi très fière. Trop fière.
- Enchanté. Je m'appelle Sophia Delacre.
Elle me tendit sa main gauche et je la pris pour la saluer. Le reste de la soirée se passa dans le calme après avoir réussi à échapper à une future conversation oh combien intéressante avec cette dame.

Nous étions Mardi et je sentais une journée fatigante pointé le bout de son nez. Je me levai, m'habillai et me rempli le ventre à mon aise. En regardant l'horloge, je vis que j'avais encore un peu de temps avant d'aller travailler. J'allumai la télé et mes yeux s'agrandirent face à ce que je voyais. On annonçait que Elisa Dutilleuil avait été retrouvé morte vidée de son sang suite à la perte de sa main. Quelques minutes passèrent et je me décidai à me préparer pour mon travail. Etrangement cette nouvelle me laissait perplexe pour je ne sais quelle raison. J'oubliai cette sensation et me concentrai sur la petite boîte que je fixais depuis maintenant dix minutes. Tout à coup j'eus envie de porter mon gant. Je m'arrêtai dans mon geste, surprise. Une tâche rouge, que je n'avais pas vue avant, avait attiré mon regard. Je me dis que ça devait sûrement être de la peinture, après tous je faisais des travaux dans ma maison. Je le pris pour le nettoyer et puis le portai.

La matinée fut chargée. Beaucoup de clients étaient venus. Apres avoir pris ma pause, je m'installai derrière le comptoir et accueillais le nouveau venu. Un artiste, vu la façon dont il m'expliquait ce qu'il cherchait. J'entrepris de lui apporter ce qu'il voulait. Quand il eut trouvé son bonheur il s'avança vers moi. Mais il perdit l'équilibre. Et avant qu'il ne tombe au sol je lui rattrapai le bras avec ma main gantée. Il me remercia, paya et parti. Aucun autre accident n'arriva. A la fin de la journée, j'étais tellement fatiguée que je m'endormis comme une souche.

Mercredi. J'étais debout. Le regard rivé sur la première page du journal. On pouvait voir une photo de mon client d'hier ainsi qu'un texte qui, en résumé, annonçait la mort de cet artiste. Il s'était vidé de son sang et avait perdu son bras. A ce moment, l'angoisse montait en moi. Tout était clair. A chaque fois que je touchais une partie du corps d'une personne. Cette dernière était retrouvée morte le lendemain avec la dite partie en moins. Mon regard se porta sur la boîte contenant le magnifique et destructeur gant qui étais la cause de ces morts. La décision la plus logique serait de détruire celui-ci. Mais je n'étais plus logique. J'étais tellement fasciné par sa beauté que je ne voulais plus m'en séparer. C'est comme cela que je me retrouvais avec cette « arme » au bras. Je sortis travaillé. J'évitais de toucher toutes personnes avec ma main gauche. Et je réussi. Jusqu'à ma pause. Je la prenais toujours au café d'en face.
- Puis-je m'asseoir ici ?
Je levais ma tête et vis un homme magnifique. J'acquiesçai et il s'assit.
- Vous êtes très jolie.
Surprise, je ne pus m'empêché de rougir. Cela le fit sourire. Je terminai vite ma pause et parti dans ma boutique. Il me suivi. Je ne le remarquai pas, tellement j'étais occupé avec ma caisse. Apres dix minutes de silence, il pris ma main et la porta à sa joue. Sentant cela, je le regardai pour ensuite être tétanisé en comprenant le geste qu'il avait fait. Je ramenai inconsciemment ma main vers moi. Vers mon c½ur. Il m'interrogea du regard. Sachant pertinemment qu'il ne croirait pas mon histoire, je partis chez moi. Sans me retourner.

Le lendemain, sur un journal gisant devant une porte. On pouvait lire la mort d'un homme décapité. Mais cette fois-ci on pouvait y lire aussi le décès d'une femme. Cette dernière avait un trou dans la poitrine, au niveau du c½ur. Mais le plus bizarre selon les enquêteurs était le bout de tissu, un peu brûler, que tenait fermement cette jeune demoiselle.

# Posté le samedi 07 février 2009 07:22

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 16:37